1) Priorité à l’examen interprétable : protocole “idéal” vs tolérance patient
- L’objectif est un compromis qualité/robustesse : un protocole théoriquement optimal mais mal toléré conduit souvent à des images non interprétables.
2) Patients difficiles (claustrophobie) : la préparation est un “acte technique”
- Informer, rassurer, anticiper (bruit, durée) et maintenir un contact verbal pendant l’acquisition réduit anxiété, mouvements et artefacts.
- L’accompagnement (proche) peut aider selon les règles locales.
3) ECG-gating : “mauvais ECG = mauvaise image”
- Gating instable → flou/déphasage/artefacts.
- Si images floues malgré ECG acceptable : suspecter FA/arythmie → privilégier real-time ou prospectif avec RR adapté.
4) Règles “basiques” mais déterminantes
- Vérifier l’environnement de salle (ex. portes fermées) : impact sur la stabilité, le confort et la qualité globale.
5) Phase-contrast/flux : la géométrie du plan conditionne la justesse
- Plan perpendiculaire au flux : l’angulation induit une erreur mesurable (≈ 2 % à ±10°, ≈ 6 % à ±20°).
- Prothèse mécanique : placer le plan au-dessus de l’artefact ; si les feuillets sont visibles, le plan est trop bas → viser ~1 cm au-dessus.
7) VENC : nécessité d’un réglage optimal
- La VENC doit être choisie aussi basse que possible tout en s’assurant que Venc > Vmax
- Une VENC trop basse conduira à de l’aliasing
- Une VENC trop haute conduira à une mesure incorrecte
- Tips: Un “notch” sur la courbe de vitesse évoque un aliasing → VENC trop bas, à ajuster.
10) Qualité/traçabilité : documenter la séquence de flux
- Contraste suffisant et image clé intégrable au compte-rendu (contrôle qualité et reproductibilité).
11) Flux complexes : limites du 2D et intérêt du 4D-flow
- Dilatation aortique → turbulence → quantification 2D moins fiable ; le 4D-flow peut mieux capturer la complexité.
12) Sténose valvulaire : prudence d’interprétation
- L’IRM n’est pas l’examen de référence pour la sténose (tendance à sous-estimer la sévérité des gradients), sauf cas où la planimétrie est pertinente.
Message transversal
La qualité d’une IRM cardiaque dépend autant de la maîtrise technique (gating, plans, VENC, shim) que de la coordination et expertise de l’équipe, capable d’ajuster le protocole en temps réel.
Article rédigé par Sophie Ribeyrolles
Relecteur Anne Bernard


